jeudi 10 décembre 2009

Pernicieuse pensée du matin.


Bottines Azzedine Alaïa - Montre IWC

A quatre heures du matin, l'hiver,
Ivy, engourdie sous l'urbaine athmosphère
D'une cyprière de fer,
Humme l'odeur du matin congestionné.
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Lampadaires laqués, larmoyants,
Blafarde, un sillage d'encens,
Sous le bras ses distortsions mentales,
Elle se fait la malle.


jeudi 3 décembre 2009

Chanel Paris - Shanghai

Le défilé s'ouvre sur un court métrage mettant en scène Coco Chanel, l'esprit voguant vers l'est, rêvant d'un voyage qu'elle n'a jamais pu effectuer. Et par derrière, la ville de Shanghai, fourmillante, bouffée par la nuit, crevée de lumières. Tout le grandiose de la foudroyante expansion économique chinoise. Un décor de rêve pour la maison Chanel qui n'a qu'un message à faire passer depuis l'énormissime bateau qui accueille le podium: celui de son écrasante grandeur, comparable à la puissance impériale des dynasties chinoises d'antan.
Altières, les silhouettes viennent embrasser la nuit, donnant le ton d'une collection résolument nocturne. Taillées dans le noir, quelques nuages de smog s'égarent parfois alors qu'y filtrent les néons urbains, damiers modernes ou veines rouges sang. Le rouge, couleur nationale, qui avec le jaune, et quelques éclats d'un bleu royal, constelle ces ténèbres chics d'un faste tapageur sans être trop vif.
Des effets kakis aussi, clins d'oeil aux uniformes maoïstes. Et dans le registre militaire encore, des semblants d'armures et des gilets pare-balles matelassés.
Et au travers du labeur incroyable des Maisons d'Art, un hommage d'une élégance implacable à la Chine impériale.
Solennelle, d'une rigueur presque érotique, intellectuelle et luxueuse, la collection nous fait voyager quelque part entre le premier empire et les aventures oniriques de Gabrielle Chanel à bord du Shanghai Express.
Chanel qui se dresse là au centre de l'excitation, de toute la hauteur de son mythe, tendance et vendeuse dans la main de Karl.
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